04 octobre 1918

Publié le par Alain

Chenonceaux 4 8bre 1918


Ma chère Marguerite


Lorsque je suis allé à Athée j'avais prié Mr Renard de me procurer un ou deux sacs d'avoine si possible, car ma récolte en grains était désastreuse (une quinzaine de déca litres au lieu de 60 ) ou de vous dire de tacher de m'en avoir et de les conserver chez vous pour les prendre à l'occasion.

Nous avons des pensionnaires qui parlent de rester encore un moment chez nous, au cours de vos tournées vous n'auriez pas parmi vos clients quelques uns qui aient été favorisés et pourraient me céder deux paniers de pommes et un demi décalitre de noix. Pour les prix vous feriez pour le mieux, vu la rareté ce sera certainement cher. J'ai une demi-douzaine de pommes (...) une pomme, dans les terres de Mme (...), que j'ai de (...) il y a pas mal d'arbres pas un fruit, les poiriers dans le (...) m'ont donné 2 poires véreuses, vous me (...) service si vous pouviez m'en trouver.

Reçu une lettre d'Edouard m'annonçant sa prochaine venue, j'irai vous voir dès qu'il sera arrivé.

René tire toujours la jambe à part cela (..., ...), pas pour longtemps probablement, des camarades venus avec lui ont déjà été rappelés pour partir au front.

Nous sommes en bonne santé et nous espérons que la présente vous trouvera de même.

Nous vous embrassons toutes les trois.


Vallet

Publié dans blogduboucher

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