02 novembre 1918

Publié le par Alain

Le 2 Novembre 1918


Bien Chère Margot


Aujourd'hui pas de lettre à moint que j'en ai une ce soir j'attendrai l'arrivée du courier avant de cacheter ma lettre je pense que votre santé n'est pas plus mauvaise que toi tu es complètement retablie et la maman en bonne guerison.

Pour moi sa va mais pas vite je ne c'est quand sera la fin le lit maintenant me semble trop dure et faut cependant que j'y reste. Enfint sa viendra peu être un jour, que j'en sortirai.

Je sui misérable je n'ai bientôt plus le sou et cependant je dépense que le tricte néscessaire je n'achète plus de viande, quelques moules sa ne coute pas chère la moule malgrét que c'est comme tous le reste (...) un litre pour 8 jours, c'est le vin qui dépense le plus.

La boisson que l'ont nous donne n'est pas buvable.

Ou je dépense le plus également le plus c'est en cigarettes, j'attends le courier avant de cacheter une lettre.

Le courier passer et rien ce sera pour demain j'en aurai peu être deux.

Dans l'espoire que ma misive vous trouve tous en parfaite santé je te quitte en t'embrassant du plus profond de mon coeur ainsi que les Enfants et la maman

Ton Mari qui t'aime pour la vie.


E. Vallet

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