17 novembre 1918

Publié le par Alain

Le 17 novembre 1918


Bien Chère Margot


Aujourd'hui deux lettres du 14 et du 15, je vois que tu te tourmente, il ne le faut pas car mes blessures vont bien mais il faut attendre pour être complètement rétabli, c'est longt mais il y a rien à crindre.

Moi je sui le premier à m'embéter, je trouve également que je guéri pas assez vite.

Qu'est peu être un bonheur car comme il y avait supuration il aurait toujour fallu que sa sorte (illisible) demain nous verrons si il y a de nouveau progret, je te le transmettrai.

Tu comprend mal mes lettres je te disai en effet que l'ont employai une autre procéder mais ce n'est pas pour faire pousser la chair, elle est suffisament assez poussée et il y a longtemp c'est au contraire pour faire pousser la peau, elle ne pousse pas vite parce qu'il y a toujour un peu de supuration.

Enfint ne te tourmente pa je pense que sa ne sera pas longt maintenant et avant peu je serai avec toi.

Ne pense pas à venir, je te repète sa me ferait plaisir de te voir mais je ne tien pas du tout que tu viens d'abord il faut très mauvais voyager, qu'une foule de voyageur, son (...) de la grippe, où l'ont été tu pourrait encore retomber malade. En plus de cela, je ne pourrai sortir avec toi puisque je garde lit je ne me lève même pas pour aller au cabinet.

La santé est bonne, donc inutile de te tourmenter, nous serons pas longt s'en nous voir maintenant.

J'ai reçut en même temp que tes deux lettres un colis de chenonceaux contenant boudin blanc boudin rouge crepinette petit paté à croute, petits rillons et une cote de cochon, ils ont certainement tuer leur cochon.

La première fois depuis la guerre qu'ils m'envoi un coli (illisible) ils son toujour gripper, ils auront connu sa longtemp aussi.

Rien de Cormery, je te quitte en t'embrassant du plus profond du coeur ainsi que les Enfants et la maman.

Ton Mari qui t'aime pour la vie.


E. Vallet


Comme je t'ai déjà dit j'ai bien reçut ton mandat de Vendredi.

A Demain d'autres nouvelles.

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