11 février 1916

Publié le par Alain

C'est bien Edouard qui a souligné !

Vendredi 11 février 1916

 

Ma chère Margot

 

En réponse à ta lettre du 16 février et nous sommes le 11 date d’arrivée de tes lettres alors je dois m’apercevoir qu’à Athée les dates ne sont pas les même qu’ici « alors tu dois penser à ton amant » enfin le principal que ton rhume soit guéri moi ça va mieux je pense que je serais revacciné mardi. J’espère ne pas être si malade que la première fois. Pour ce que tu me demandes j’ai regardé partout si je pouvais trouver cela mais aucun bijoutier n’ont en aluminium, enfin je m’arrangerai à t’envoyer quelque chose aussitôt que je l’aurai en main, je te le ferais savoir. En effet c’est plus facile à Henri de faire cela que moi. 1er c’est son métier et 2è il a mieux le temps et 3è il doit avoir les outils nécessaires. Enfin ça me fera plaisir de t’envoyer ce que tu me demandes en me laissant le temps de voir. Comme je t’ai déjà dit plusieurs fois j’ai bien reçu les 5f du 12. Je te remercie et je t’ai déjà dit aussi que j’avais remercié l’oncle et la tante Vincent des 5f qu’ils m’ont envoyé à mes étrennes. Je reviens pour le pauvre père Sylvain je vois sur ta lettre  que son état est très grave, j’espère qu’il s’en sauvera tout de même et que j’aurai le plaisir de recommencer à faire de affaires avec lui, j’affirme que je le regretterai beaucoup car c’est un merveilleux client aussi j’espère à un prompt rétablissement. Ma chère Margot je ne vois rien autre chose à te dire pour le moment. J’ai un colis de mes effets que je n’ai plus besoin, aussitôt que je pourrai les envoyer tu ne seras pas surprise.

Ton petit mari qui t’aime et t’embrasse mille fois de

tout son cœur ainsi que petite Suzanne et Henriette

E. Vallet

Encore mille bons baisers

A demain le plaisir de te lire

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Publié dans blogduboucher

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