13 juillet 1915
Le 13 juillet 1915
Ma chère Marguerite
Je fais réponse à ta lettre du 9 en effet tu seras 2 jours sans recevoir de lettre je t’ai déjà dit pourquoi, je souffrais trop, mais ne te tourmente pas maintenant ça va complètement mieux.
Pour les permissions mon tour n’arrive pas vite, mais j’ai un espoir car tout le monde y partira. Je te garantis en attendant ce jour si désiré on trouve le temps rudement long.
Moi aussi toute la nuit j’ai été avec toi nous nous sommes promenés toute la nuit, j’étais bien fatigué je voulais aller me coucher, toi tu ne voulais pas, tu voulais toujours te promener alors je suis parti me coucher et je ne t’ai plus revue.
Il ne faut pas que tu sois regardante pour acheter ce que tu as besoin en travaillant on doit penser pour soi, toi avant les autres.
Ma chère Margot je ne vois pas grand chose à te dire aujourd’hui aussitôt que je serais fixé pour mon départ si je peux te le faire savoir je le ferais ? Je termine en t’embrassant mille fois de tout mon cœur en attendant que je puisse le faire de vive voix
Ton mari qui t’aime pour la vie.
E. Vallet
Embrasse bien fort petite Suzanne et Henriette en attendant que je puisse le faire moi même également ainsi que tes parents et la grand mère Rousseau
Au revoir et à bientôt le plaisir de te voir.
Mets un bon poulet à l’engrais.