20 juillet 1915
Le 20 juillet 1915
Ma chère marguerite
En réponse à ta lettre du 9 juillet très heureux de savoir que tu m’attends tous les jours mais je crois nous avons le temps de correspondre bien des fois avant mon arrivée, car je crois que les permissions ne vont pas reprendre de sitôt peut être bien que dans 15 jours et peut être pas sûr cependant je te le répète nous commençons à trouver le temps rudement long. Nous voyageons tous les jours, nous nous rapprochons de Paris, si toutefois nous allons en permission ça nous sera plus pratique pour notre voyage. Il ne faut pas que tu tourmentes cette petite Suzanne de mon arrivée, car je ne (…) si nous irons après tout ce qui se passe je le croirais lorsque je serai dans le train.
Dans l’attente l’espoir d’y aller reçois de ton mari ses meilleurs baisers.
Ton mari qui t’aime pour la vie
E. Vallet
Embrasse bien les petites filles et tes parents
Hier j’ai vu le Duc du Mée, nous avons triqué ensemble
Au revoir