19 mars 1916 bis

Publié le par Alain

Le 19 mars 1916

Ma chère Margot

En réponse à ta lettre du (…) toujours très heureux de vous savoir tous en parfaite santé moi ça va très bien pour le moment et c’est le principal surtout pour le moment car nous travaillons très fort, nous abattons beaucoup et tous les jours. Ma chère Enfant que veux tu que je te mette sur les lettres tu me dis que je ne t’en mets pas bien long tu penses à écrire tous les jours c’est toujours la même chose. Si Joseph Rateau est en permission c’est une veine car il n’y en a pas beaucoup en ce moment-ci, il est certainement pas sur le front. Je n’ai pas reçu ton colis je le recevrais probablement demain, je te ferai réponse aussitôt l’arrivée. Pourquoi me demandes tu toujours si ils vont nous laisser à ( ?) section où veux-tu qu’ils nous mettent tu panses qu’ils trop grand besoin de nous pour nous envoyer dans les régiments. Comme je t’ai déjà dit déjà plusieurs fois que j’avais reçu une lettre de chez moi, qu’ils me disaient qu’ils s’étonnaient ne pas avoir plus souvent de mes nouvelles. Si la vache à Marinier Bruneau était de la qualité que tu l’annonces il ne faut pas trop se plaindre pour l’achat, au temps qui court.

Tu me demandes si j’ai mangé du poisson mais malheureusement nous y sommes pas restés assez longtemps, juste le temps de s’installer et c’est tout. Sans quoi tu dois penser que je me serai offert ce plaisir là.

Ma chère Margot je ne vois rien autre chose à te dire aujourd’hui. J’attendrai demain le plaisir de te lire et de te faire réponse. Je reçois tous les jours, je dois penser qu’il en est de même de ton coté. Je te quitte en t’embrassant mille fois de tout mon cœur ainsi que Petite Suzanne et Henriette.

Ton petit bonhomme pour la vie.
E. Vallet

Embrasse tes parents et grand-mère

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Tu peux écrire à ton bijoutier que je ne suis pas content de lui, car sa montre ne marche pas très bien elle s’arrête elle repart et finalement je n’ai pas l’heure exacte. En plus de cela, il n’y a qu’un simple boîtier, alors il est facile à comprendre que la poussière peut rentrer facilement, le (…) le deuxième jour en prenant ma veste, il s’est démoli, ce n’est rien du tout pour deux francs ça ne vaut pas 50c, écris lui sans faute que je ne suis pas content du tout et que l’on lui reprendra plus rien, en effet, car pour le prix il aurait pu donner plus convenable que ça, et dis lui que l’on a été de préférence chez lui, mais que si j’avais su j’en aurais acheté une sur le front que j’aurais payer meilleur et qu’elle certainement aurait été meilleure.

Encore mille bons baisers et à demain

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Publié dans blogduboucher

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