07 avril 1917
Le 7 avril 1917
Ma chère Margot
En réponse à ta lettre du 3, plus heureux de savoir que tu reçoives mieux mes lettres moi je reçoit bien toute les tiennes j’en serai très heureux que tu reçoive les miennes aussi régulièrement. Maintenant pour ta santé tu me dis qu’il n’y a que le beau temps qui peut te guérir alors s’il fesait toujours mauvais tu serais toujours malade.
C’est bien ennuyeux de te savoir comme cela. Je voudrais bien être la bas, pour pouvoir me rendre conte, écoute ma pauvre fille n’hésite pas à consulter le Docteur, c’est ta santé la plus grande chose pour toi et pour moi aussi de te savoir bien portante, tu me disais toujours aussitôt que j’avais un petit rhume de consulter le Docteur, moi tu vois que je savais très bien que j’en avais pas besoint, puisque je me porte très bien, très bien ce n’est peu être aps le mot mais je ne suis pas malade et toi ce qui m’ennuie c’est que tu conserve ce rhume depuis très longtemps (…) qui te pourrai amener des complications.
Tu travaille deux fois de plus qu’il te faudrai naturellement c’est ton commerce que tu ne peut pas abandonner.
Ma chère Petite Margot je suis un peu plus heureux de savoir que tu t’arrangeras avec Madame Pontoir mais combien sa te donnera t-il de travaille surtout qu’il te faudra conduire les veaux ne faut pas te prendre à charger des veaux dans la voiture car tu pourrais attraper sa mère si tu allais un jour seul chercher un veau il te faudrait te le faire charger par les gens ou même, je pense que je n’ai pas besoin de te le dire, que tu auras l’idée de le faire.
J’ai reçu le colis que tu as donner à Massacre je t’en remercie mille fois le tout est arrivé en bon état.
Ma chère Petite Margot tu m’excuseras si je ne te cause pas plus longuement mais je n’ai pas beaucoup de temp, car sa va être l’heure de préparer le diner.
Ton mari qui t’aime et t’embrasse mille fois de tous son cœur ainsi que les enfants.
E. Vallet
Embrasse le Papa la Maman Vincent et grand-mère Rousseau