17 avril 1917
Le 17 avril 1917
Ma chère Margot
Deux mots seulement car aujourd’hui je n’avais pas de lettre n’y hier non plus. Sa me fait trois jours c’est très longt et demain pas de courier sa me fera 5 jours sen nouvelles c’est très ennuyeux surtout te sachant malade, je pense malgré cela que sa ne va pas plus mal, mais toujours des temps abominable. Moi la santé est bonne, je serai très désireux que ma lettre te trouve de même. Comme je t’ai déjà dit je ne suis plus à la cuisine des officiers, je sui le cours de Pionniers, depuis deux jours et sa dure 15 jours, après je ne sait si je retournerai à la popote, sa change de travaille notre travaille consiste à faire des tranchées.
Aprèt je ne sais ce que je ferais. Je ne vois pas grand-chose à te dire surtout n’ayant pas de nouvelles, comment t’arenge tu je voudrais bien le savoir. Je m’ennuie pas mal en ce moment ci, enfint il y a des jours pour cela.
Ma chère Petite Margot en attendant avec impatience le plaisir de te lire je termine en t’embrassant milles fois de tous mon cœur ainsi que les enfants.
Ton mari qui t’aime pour la vie.
E. Vallet
Embrasse le Papa la Maman Vincent et grand-mère Rousseau