14 août 1917
Le 14 août 1917
Ma chère Margot
En réponse à ta lettre du 11 toujours très heureux de vous savoir en bonne santé pour moi elle est assez bonne aussi. Les permissions ne sont pas suspendues mais sa ne va pas très vite, malgré cela si elles ne s’arete pas je pourrai des foit partir dans 5 ou 6 jours, enfint je l’espère.
Si je peux le savoir je te l’écrirai aussitôt. Peut être que je serai là pour sortir la jument, je pense qu’elle va bien mieux. Dit moi si il y paraitra beaucoup. Ici il fait toujours mauvais temps de l’eau presque tous les jours. Si il a fait des temps à Athée comme ici toute la récolte doive être perdue surtout les blés et les avoines.
Espéront qu’il va faire meilleur temp maintenant.
Si il fesait beau sa serait pas une mauvaise période pour toi ensuite les battages . Les gens ne mange pas de la viande comme avant la guerre, mais malgré cela la vente ce trouve plus forte qu’à l’ordinaire.
Le plus embetant c’est que si tu as un cheval et ne pas pouvoir s’en servire, voila le plus embetant.
Enfint espérot qu’elle va redevenir bientôt disponible. Sur ce que tu me dis de Drux de son pas facher, heureusement s’aurait été malheureux de perdre un client comme cela.
Comme tu dis il a bien vu qu’il ne pouvair rien lui faire, et quand réalité tu as bien fait de faire venir l’autre.
Ma chère Petite Margot je termine en t’embrassant milles fois de tous mon cœur ainsi que les enfants. Ton mari qui t’aime pour la vie.
E. Vallet
A bientôt le plaisir de t’embrasser de vive voix.