11 mai 1918

Publié le par Alain

Les lignes le 11 Mai 1918
 

Bien Chère Margot

 

Hiert je me sui tromper c’étais bien le 10, jusqu’ici sa c’est assez bien passer. Je voudrais que sa continue jusqu’à la relève. Je l’espère enfint. Je pense te donner des nouvelles tous les jours, hiers soir je n’avais pas de lettre je pense en avoir une ou deux ce soir il est maintenant 11h15 l’heure que je t’écris, et tous en écrivant je fais bien attention que Fritz ne vienne pas me surprendre. Je pense qu’il me laissera finir ma lettre comme hiers. Je t’écris toujours dans mon petit trous à un mètre du bord de l’eau, je serait plus heureux d’étre au bord du Cher avec toi et nos deux petites Suzanne et Henriette à pêcher, j’aurai plus de tranquillité mais ce n’est pas le cas.

Je pense que sa viendra d’ici quelques mois deux mois au plus.

La santé n’est pas trop mauvaise je pense que ma lettre te trouve de même ainsi que les Enfants. Je pense bientôt recevoir un colis qui me ferait grand plaisir ici et avoir des nouvelles ce soir sur les 5h, le Petit camarade doit certainement rentrer c’est jours, il viendra nous rejoindre en ligne, peu être aujourd’hui ou demain.

Il m’apportera de tes nouvelles.

Ton Petit Mari qui t’aime et t’embrasse milles fois de tous son cœur ainsi que les enfants.

 

E. Vallet

 

Embrasse tous le monde pour moi et ce pauvre Père Vincent toujours dans un triste état.

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Publié dans blogduboucher

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