12 mai 1918 bis
Les lignes le 12 Mai 1918
Bien Chère Petite Margot
Très heureux aujourd’hui c'est-à-dire hiers soir à 6h d’avoir reçut deux lettres du 8 et du 9 et de te savoir en bonne santé moi toujours la même chose dans mon petit trou à quelques mètres de Fritz sa va nous faire 4 jours et 5 nuits sa ne ce pas pas vite ont commence déjà à ce fatigué c’est surtout les nuits que l’ont trouve si longues, toujour à guéter si ils ne vous tombe pas dessu ce n’est pas le moment de dormir malgré que nous en aurions en vie, enfint ont peu ce reposer un peu le jour, mais depuis deux jours le temps n’est pas beau, il pleut, c’est le frisson la nuit et même le jour, quand ont est mouiller il faut y rester il faut que sa sèche sur soit alors pendant ce temp c’est la tremblotte. Cela n’est rien pourvu que l’ont soit présent, nous y sommes habituer. Tu dois recevoir régulièrement tous les jours depuis que nous sommes en ligne je ne manque pas de t’écrire et toujour l’heure habituel l’heure à laquelle je dois me reposer. Je partage mon sommeil avec le bonheur de t’écrire.
Les obus me pas au dessu de la tete et vons tomber à une vingtaine de mètre plus loingt quelques me font tomber de la terre sur ma lettre mais cela n’est rien pourvu qu’ils ne s’arrete pas sur mon petit trou.
Comme je t’ai déjà dit j’ai reçut ton colis avant ta lettre surtout envoi moi quelques paquets de cigarettes et une boite de cigare comme la dernière fois, le jour c’est mon seul (…). Pour la bague ce n’est pas tourmentant tu n’auras qu’à porter ta bague de Fiansaille que je t’ai payer quand nous sommes marier c’est fait pour porter. J’ai écrit à Adolphine à Cormery à Chenonceaux à tous.
Maintenant j’attend la nouvelle adresse d’Henri pour lui écrire.
Après la relève je t’acherai de voir pour une permission exeptionnelle parce que sa me ferait bien dure de remonter une troisième fois en ligne s’en aller en permission.
Nous verrons comme sa marchera il en part un par jour des lignes par compagnie peu être quand nous seront remonter qu’ils en enverrons un grand nombre c’est à savoir.
Ma Chère Petite Margot peu être aurai je le plaisir de te lire ce soir en attendant je termine en t’embrassant milles fois de tous mon cœur ainsi que les Enfants et les pauvres Parents.
Ton Petit mari qui t’aime pour la vie.
E. Vallet
Et ton cheval marche t-il bien toujours qu’il a engraisser.