23 mai 1918

Publié le par Alain

Le 23 Mai 1918

 

Bien Chère Margot

 

En réponse à ta lettre du 20 plus heureux d’apprendre que ta blessure va mieux un peu j’espère que dans quelques jours tu seras complètement rétablie, et je pense qu’il ne te surviendra rien à l’œil.

Je vient de recevoir ton colis en même temp que ta lettre, le poulet n’est pas abimer, nous allons le déguster ce soir, le tous en bon état, une petite bouteille d’alcolle de menthe et des cigares. Je te remerci beaucoup du tout. Maintenant nous montons en lignes demain soir, je pense pouvoir t’écrire tous les jours tu m’enverras un autre colis si tu veu, car je ne c’est quoi manger, tu c’est que je ne mange pas beaucoup, surtout en cette saison.

Il me faudrait être chez moi pour pouvoir me régaler avec des artichaux des asperges, et un tas de chose de ce genre la, quand es viendra ce jour ou je pourrai être libre pour pouvoir manger ce qui me plait.

C’est malheureux pour ce pauvre petit Gilbert, car c’étais un petit jeune homme qui était trait vivant. Tu présenteras mes regrets à la famille Varin, et comme nous sommes dans c’est parages et si j’ai l’ocation d’aller par la je me ferait un devoir d’aller reconnaître sa tombe.

Ma Petite Margot en attendant demain le plaisir de te lire je termine en t’embrassant milles fois de tous mon cœur ainsi que les enfants.

Ton Petit mari qui t’aime pour la vie.

 

E. Vallet

 

Embrasse les Parents

Bien meilleur santé et pront rétablissement

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Publié dans blogduboucher

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