26 mai 1918

Publié le par Alain

Les lignes le 26 Mai 1918

 

Ma chère margot

 

En réponse à ta lettre du 23 heureux d’apprendre de tes nouvelles qui sont meilleurs. J’ai reçut également ta dépèche que j’ai transmit aussitôt mais j’ai grand peur que j’obtiendrait pas satisfaction tu en aurais fait faire une quand tu as été blessée par le médecin, j’aurai plus vite obtenu. Maintenant je le saurais demain ou peu être ce soir.

Mais je n’y compte pas.

Sa m’ennuie beaucoup de ne pas pouvoir obtenir satisfaction, je trouve le temp rudement longt depuis un moment et sur ce que je vois nous sommes pas prét d’aller en permission pour le 3ème tours tu as du le voir sur les journeaux. Quelle misère tous de même.

Nous allons travailler la nuit en 2ème lignes, le secteur est assez tranqu’il je pense que sa continura jusqu’à la fin.

Sur ce que je vois la marchandise est toujours très chère.

Alors ton confrère n’a jamais eu une si belle vie, espérons qu’il aura sa revanche.

Ma Petite Margot si je partais en permission je te passerais une dépèche de Tours pour venir me chercher, ce serait à peu prét la même heure que la dernière fois à 3h à Azay.

Ton Petit mari qui t’aime pour la vie et t’embrasse milles fois de tous son cœur ainsi que les Enfants.

 

E. Vallet

 

Tu devrais recevoir tous les jours car je ne manque pas d’écrire.

Embrasse ces Pauvres Parents pour moi.

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Publié dans blogduboucher

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