09 septembre 1918
Le 9 Septembre 1918
Bien Chère Margot
En réponse à ta lettre du 7 tu te rajeuni d'un moi tu as mis 7 aout vaut mieux te rajeunir que de te viellire, certainament qu'ant fesant ta lettre tu as été distrette, ou alors il y avait quelque chose qui te tourmentai beaucoup, parce que tu as oublié la moitié de tes phrases.
Tu fais comme moi tu ne repase pas tes lettres un fois faite, tu as tellement de travaille tu fais toujours très vite pour que tes lettres parte. J'ai reçut en même temp que ta lettre ton mandat de 20f dont je te remerci oui jaime mieux avoir un peu d'argent devant moi. Tu me dis qu'Amand va t'arenger ta roulotte il est en permission de moisson certainement. Je sui heureux que tu me dis que tu te soit achetée un chapeau, sa me fait plaisir car je ne veut pas que tu te néglige, il faut que tu redevienne à 20 ans, moi malgrét mais grande douleur je redeviendrais jeune quand même. Cependant j'ai fait des souffrances qu'il n'est pas possible de croire j'oublirai tous cela.
Je sui comme toi je ne reçoit rien n'y d'Adolphine n'y d'Henri c'est t-il qu'ils seraient contrarier de quelque chose je ne croit pas lui avoir dit quelque chose qui est pu le blessé. A moint que sa serait pour le baptéme que je leurs es pas tenu grande conversation n'y à l'un n'y à l'autre. Il y a certainement quelques chose puisqu'il ne donne pas de leurs nouvelles. J'ai écrit à Adolphine quelques jours aprét le passage d'Henri et je n'ai rien reçut. Henri devait repasser vert le 6 mais je n'ai rien vu.
Enfin nous verrons. Aujourd'hui je sui aller chez le dentiste pour me faire (...) les dengts et me plomber celle qui son creuse aujourd'hui il mon fait des pensements au dengts demain j'y retourne.
Ce que je voudrais (...) est de t'en voir à toi ta maman qui voulait te recompenser ce serait la plus belle recompense qu'elle pourrait te faire.
Ma Petite Margot je termine ne t'embrassant du plus profond de mon coeur ainsi que les Enfants et la maman.
Ton mari qui t'aime pour la vie.
E. Vallet
A demain