29 septembre 1918

Publié le par Alain

Le 29 Septembre 18


Bien Chère Margot


En réponse à ta misive du 27, tu as maintenant la nouvelle de mon départ qui sera certainement Lundi en huite, je puis te donner des renseignement plus exacts aujourd'hui, si demain j'en ai d'autre je te le ferait savoir au plus vite.

Ma blessure de la cuise n'est pas complètement refermée mais d'ici la elle y sera peu être.

Si elle n'y est pas je serai obliger d'aller me faire faire des pensement soit à Tours soit à Chenonceaux.

Enfint ce n'est pas bien tourmentens si tous sui bien son coure.

Quand je reviendrai pour le conseil de réforme, je demanderai une prolongation.

Comme convenu je ferai mon possible de passer par Paris, j'y resterai certainement un ou deux jours si ces possible.

Enfint je verrai tous cela.

Je vais écrire ne même temp au Cousin Landré, j'ai écrit à Cormery.

Dans l'espoire que cette petite misive te trouve en parfaite santé ainsi que toute la petite famille je te quitte en t'embrassant du plus profond de mon coeur par écrit en attendant ces jours de pouvoir le faire de vie voix.

Ton Petit Mari qui t'aime pour la vie.


E. Vallet

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