01 mai 1915
Le 1er Mai 1915
Ma chère Marguerite
Je vient de recevoir de toi deux lettres les deux datée du 27 je suis très content que tu reçoive les mienne. C’est avec grand regret que j’apprend que tu est regrippée c’est les premières chaleurs qui causent de cela surtout fait bien attention de ne pas attraper de froid et j’espère que ta prochaine lettre m’annoncera une meilleure santé et tu me diras ce que le Docteur te dis et ce qu’il a dit du Papa Vincent j’attendrai comme à l’habitude ce soir pour avoir de bien meilleures nouvelles. Moi la santé est très bonne pour le moment je souhaite que ça continue jusqu’à la fin de cette triste campagne. Ici il commence à faire très chaud surtout vers le midi jusqu’à 4 heures. Nous avons pas fini de manger de la poussière avec les autobus.
J’ai reçu en même temps que tes deux lettre le colis de la gare contenant les chaussures, les pantoufles un pot de rillettes une boite de langoustes une boîte de sardines, je te remercie bien des fois tout cela m’a fait bien plaisir tout cela est arrivé en bon état tu vois j’ai toujours bien reçu ce que tu m’as envoyé.
Hier soir j’ai eu la visite de Tillers de Moulins, ils sont restés simplement un jour ici ils sont repartis de ce matin je ne sais où alors hier soir j’ai porté quelques biftecks que nous avons mangé ensemble avec un de ces camarades avec chacun deux œuf, un ou deux litre de vin rouge alors tu vois comme on est malheureux, le principal est de tacher de bien se soigner pour pouvoir conserver la santé, en ce moment si je ne mange pas trop mal je voudrais que ça continue il y a que la (…) que je ne peut pas manger ni le bœuf bouilli alors je tache de m’approvisionner quelque petit chose pour (…) alors le soir je mange bien mieux
Ma chère Marguerite je termine en t’embrassant mille fois de tout mon cœur ainsi que les enfants et je te souhaite en bien meilleure santé
Ton mari qui t’aime pour la vie
E. Vallet
Vivement ce soir 4h ½ pour savoir si j’ai une lettre