06 mai 1915
Le 6 Mai 1915
Ma chère Marguerite
Je viens à l’instant de recevoir ta lettre du 2 et je m’empresse aussitôt de te faire réponse. Je vois avec grand regret que ça ne va pas toujours très bien avec ce citoyen de Léon, quelle misère nous aura donner et toujours la même chose, être obliger d’endurer tous ces caprices et ne pouvoir rien faire si seulement nous n’avions pas eu ces deux petites mignonnes que l’on est si heureux d’avoir maintenant , il y a longtemps que je t’aurai dit de fermer la porte d’aller te reposer chez toi en attendant mon retour du moins nous aurions pas eu la douleur d’endurer les sales propos de ce gamin là.
Espérons que ça ne lui portera pas chance.
Ma chère Marguerite si cette guerre dure encore 6 mois il ne faut pas vivre comme cela mets le à la porte et tu trouveras le moyen à te faire approvisionner d’un peu de viande pour ne pas qui soit disant fermé complètement plus tard nous travaillerons, il ne faut pas tomber malade pour ce moineau la. Nous aurons besoin de notre santé pour élever ces deux petites mignonnes tu vivras bien sans lui. Tu auras pas plus de travaille et beaucoup
Je te jure que par moment je trouve le temps rudement on ne sait quoi penser. J’ai reçu une lettre de lui hier que je te mettrai demain, il m’a l’air mal embouché, je crois que plus tard ce fera un drôle de citoyen.
Pour la viande si tu as des gros morceau et qu’il ne veuille pas les rentrer tu n’auras qu’à les envelopper de un ou deux tabliers mais je ne veux pas que tu les rentres dans le garde manger.
Ma chère Marguerite nous sommes changés je te garanti c’est de drôle de trippotage que l’ont fait nous n’y comprenons absolument rien. Je te jure qu’il serait temps que ça finisse.
Ma chère Marguerite je t’ai envoyé un colis contenant une paire de chaussure j’en ai plutôt de trop mes pantoufles que j’avais acheté voilà 9 mois, tu me diras aussitôt que tu l’auras reçu si tu n’as pas envoyé les mouchoirs, tu pourrais chercher, j’ai un briquet, tu pourrais me l’envoyer en même temps sa m’éviterais d’acheter tant d’allumettes.
En attendant ce soir avec impatience le plaisir de te lire et d’avoir de meilleures nouvelles, je termine en t’embrassant de tout mon cœur ainsi que ces deux petites Suzanne et Henriette et tes parents et grand mère Rousseau.
Ton mari qui t’aime pour la vie.
E Vallet
Je pense que ma lettre te trouvera complètement rétablie et ton papa en meilleur santé.
Vivement ce soir que j’ai de meilleure nouvelle je te le répète.