08 mai 1915
Le 8 mai 1915
Ma chère Marguerite
Je viens de recevoir ta lettre du 4. Mais j’ai reçu les colis avant la lettre contenant la botte d’asperges l’autre les mouchoirs et l’artichaut. Je te remercie bien des fois nous avons manger la botte d’asperge hier soir, elle était excellente, l’artichaut aussi tout cela m’a fait bien plaisir mais il faut dépenser trop pour envoyer tout cela c’est fort ennuyeux, il faudrait mieux envoyer quelques conserves que de temps en temps car le transport coûte plus cher que la marchandise ne vaut.
Tu me dis que tu as vu hier LeComte qu’il était parti à 6 km d’où nous étions. Cependant tu aurais du le savoir par moi car je te l’ai écrit .tu ne reçois donc pas mes lettres, je t’écris cependant tous les jours, il y aura que des fois si tu ne reçois pas alors je serai un jours sans t’écrire, c’est très rare.
En effet je me rappelle de la bête à Molineau je lui avais achetée au moment que sa belle sœur a vendu son bétail si tu te rappelle, peut être 8 ou 15 jours avant ce moment là.
Mais je croyais que tu m’avais dit qu’elle était venue pour se faire payer pas longtemps après que j’ai été parti elle doit être marquée sur mon livre ou alors regarde sur mon livre de tournée, écoute, c’est rudement bien embêtant mais je ne crois pas qu’elle réclamerait si elle avait été payée. Tu te rappelle je l’avais tuée et qu’elle était tombée jaune. J’avais du en donner à Devergne aussi je croit que je le lui avait vendu 3.30 f, qu’il l’avait envoyer chercher en voiture c’est plutôt cela. Rappelle toi maintenant je ne me rappelle pas si elle a été payée. C’est fort rare qu’elle ne serait pas marquée sur mon livre. C’est bien embêtant.
Ce malheureux Devergne quant est me donnera t’il mes 200 F, je ne sais pas où il est ces vraiment bien ennuyeux tout cela, enfin cherche mais c’est fort étonnant qu’elle réclamera si elle était payée.
Ma chère Marguerite, en attendant le plaisir de te lire, je termine en t’embrassant de tout mon cœur ainsi que les enfants et tes parents.
Ton mari qui t’aime pour la vie.
E. Vallet
Je tacherai d’écrire à tous les
gens que tu me dis ces jours ci
mais je n’ai plus guère de courage
pour écrire.
Ca commence à me dégoûter.