26 mai 1915
Le 26 mai 1915
Ma chère Marguerite
C’est vraiment embêtant que tu ne reçoives pas mieux mes lettres que cela, je t’écrirais tous les jours maintenant je t’écrirai plus que 3 fois la semaine tu recevras peut être mieux, je reçois assez bien les tiennes à l’exception de celle du 16 contenant les 5 francs
Je crois bien maintenant qu’elle est perdue hier j’en ai reçu une du 21 et aujourd’hui celle du 22 contenant 5 francs Je te remercie ça va me rendre service car je n’avais plus le sou. Je suis très heureux de vous savoir en bonne santé moi ça va bien aussi en même temps que ta lettre je vient d’en recevoir une d’Adolphine elle trouve que je lui écris pas souvent écoute ça ne me dit plus rien d’écrire à part toi j’écrirai à personne d’autre enfin je vais lui mettre un mot tout de même ça lui fera plaisir voilà assez longtemps aussi que j’ai écrit à Henri et chez nous voilà au moins 2 mois ils ne vont pas être bien satisfait, ah je voudrais bien ne plus avoir besoin d’écrire à personne ça serait le retour, j’espère que ce sera bientôt maintenant car l’Italie donne ça va peut être avancer les affaires ça serait bien à souhaiter. Tu me parle au sujet des gens, écoute il n’y a pas à se plaindre en général assez aimable tu me demande si j’ai revu Dreux, pas depuis qu’ils sont reparti vers la Belgique je ne sais pas où ils sont. Je vais écrire deux mots à Léon.
Ma chère Marguerite je termine en t’embrassant mille fois de tout mon cœur ainsi que les enfants.
Ton mari qui t’aime pour la vie.
E. Vallet