19 août 1915
Le 19 août
Ma chère amie,
Simplement pour te faire attendre car depuis deux jours je n’ai même pas un moment pour t’écrire. Je suis en très bonne santé ne te tourmente pas. Je reçois très régulièrement tes lettres qui me font grand plaisir aujourd’hui 18 rien probablement demain j’en aurai deux je pense que demain j’aurai mieux le temps pour t’écrire. J’ai eu la visite de M. Pipeau un clerc de notaire à Monsieur Allard tu leur donneras le bonjour de ma part et de la sienne on est ensemble et nous nous voyons tous les jours
Ma chère amie je m’arrête car j’ai besoin de me reposer je te causerai plus longuement demain
Je termine en t’embrassant mille fois de tout mon cœur. Ton petit mari qui t’aime de tout son cœur et pour la vie
E. Vallet