20 août 1915

Publié le par Alain

Le 20 août 1915 en « partance le 21 »

 

Ma chère Marguerite,

 

Aujourd’hui pas de lettre certainement que demain j’en aurai deux. La journée va peut être me sembler un peu plus longue mais j’espère que vous êtes tous en bonne santé. Quant à moi ça va très bien pour le moment. Je me porte très bien depuis que je prends du Léthéné.

Ma chère Marguerite par ta lettre du 17 tu me parlais que le papa Vincent avait vendu 2 pièces de vin rouge à l’oncle Vincent. Moi je lui aurais pas vendu deux pièces de vin rouge, je lui en n’aurais vendu qu’une et une de blanc lui aussi aurait plus faire du vin gris, son vin rouge ne l’aurait peut être moins embarrassé que son vin blanc car l’année prochaine certainement qu’il vaudra fort cher ça c’est son affaire ça ne me regarde pas je te donne mon avis mais ce n’est pas utile de lui en parler. Pour la vache à la mère Gérard si en tout cas tu l’achètes il ne faut pas l’acheter bien cher car ils nourrissent très mal et certainement ça ne doit pas être une bête bien conséquente il faudrait acheter ça qu’un petit prix, et c’est difficile chez eux il faudrait que ce soit  (moi???) qui puisse faire ce travail  là enfin tu verras ce que tu auras à faire. Aussitôt que tu pourras me donner le résultat de tout cela tu le feras.

Ma chère Margot je pense que le veau  au Drux si tu as envoyé les (…) à Paris et gardé les devants il devra pas perdre d’argent si tu as la chance toi de bien vendre tes devants enfin j’espère un bon résultat malgré son prix très élevé. Ma chère amie je ne vois plus guère grand chose à te dire pour le moment. J’attendrai demain le plaisir de te lire. Je termine en t’embrassant mille fois de tout mon cœur ainsi que les enfants et tes parents.

Ton mari qui t’aime de tout son cœur et pour la vie

E. Vallet

 

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Publié dans blogduboucher

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