16 décembre 1915
Le 16 décembre 1915
Ma chère Margot
Je fais réponse à ta lettre du 12 et te remercie des (…) reçus en même temps. Très heureux de vous savoir en bonne santé, moi ça va très bien pour le moment. Massacre doit bientôt prêt à se mettre en route. Je lui ai donné mon bidon pur que tu lui redonne plein de gnole si tu peux en trouver, si tu ne peux pas tu l’empliras de vin mais je préfèrerais de la gniole. Ca m’étonne beaucoup que tu n’ais pas reçu de lettre le 7, tu devrais cependant recevoir tous les jours. Tu me dis que tu as acheté une vache à Breton de Bono, moi je leur ai jamais rien acheté, c’est peut-être qu’ils avaient eu une histoire avec le sieur Morin, il faut espérer que l’affaire ne sera pas mauvaise. Ils ne doivent pas être mauvais soigneurs. Pour le prix, je pense que la bête doit être belle, qu’en dit Léon ? Il a du te dire si elle était grasse et viandée. Espérons que le marché ne sera mauvais. Maintenant si ils soignent bien, ça ne fera rien de leur laisser 3 semaines. Il n’y a que si il cessait de nourrir convenablement, vous pourrez toujours vous en apercevoir. Le temps devient meilleur par ici, j’espère qu’il en est de même à Athée. Si tu as trop de viande ça ne doit pas être trop difficile à trouver à placer un (…) à Bléré, tu vois ce que tu as à faire.
Ma chère petite Margot, je ne vois rien autre chose à te dire aujourd’hui, j’attendrai demain le plaisir de te lire et de te faire réponse.
Ton petit mari qui t’aime et qui t’embrasse mille fois de tout son cœur
E. Vallet
Embrasse bien petite Suzanne et Henriette et le Papa la Maman Vincent et grand-mère Rousseau
Encore mille bons baisers et je monte me coucher
A demain