28 décembre 1915

Publié le par Alain

Mardi 28 décembre 1915

 

Ma chère Petite Margot

 

Aujourd’hui pas de lettre j’espère en avoir deux demain et j’espère également que la santé doit être excellente. Moi ça va bien pour le moment. Ma chère petite Margot, je ne veux pas laisser passer le nouvel an sans t’envoyer mes meilleurs souhaits de bonne année ainsi qu’à petite Suzanne et Henriette que tu voudras bien embrasser bien des fois pour moi à cette occasion et souhaiter une brillante santé pour l’année 1916, ma chère petite Margot j’espère que l’année 1917, je te la souhaiterai à Athée, car j’espère que la guerre sera terminée avant la fin de l’année 1916, du moins nous devons le souhaiter.
Aujourd’hui je ne t’écris pas où je couche car je suis de garde de 10h à minuit alors je t’écris au poste de police, la nuit ne va pas être si agréable que les nuits précédentes, mais que veux-tu, c’est le métier, toujours plus heureux de prendre la garde aux autobus qu’en première ligne. J’espère que je resterai la jusqu’à la fin de la guerre. Ma chère Margot je ne vois pas grand-chose à te dire pour aujourd’hui, j’espère avoir des nouvelles demain. Je m’en vais écrire en même temps au Papa et à la Maman Vincent ainsi qu’à la grand-mère Rousseau.
Ma chère petite Marguerite je termine en t’embrassant mille fois de tout mon cœur ainsi que les deux petites Suzanne et Henriette.

Ton petit mari qui t’aime pour la vie.

E. Vallet

Cinquante mille bons baiser pour le nouvel an

Au revoir et à demain

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Publié dans blogduboucher

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