30 décembre 1915
Jeudi 30 décembre 1915
Ma chère Marguerite
Je viens te remercier mille fois de tout mon cœur de tes bons souhaits comme tu dis espérons qu’elle sera meilleure que la précédente. Sur ta lettre d’hier comme je t’ai dit je me demande pourquoi que tu donnes des ennuis de la sorte qui sont des ennuis inutiles que l’on peut facilement empêcher de se créer nous en avons assez d’autres sans aller en chercher de longue date, ce qui est passé n’est pas à venir alors parlons de l’avenir et non du passé et nous en serons que plus heureux. Tu n’avais jamais eu des idées comme tu en as maintenant. Autre chose, écoutes, je ne comprends pas cela. Ca m’ennuie assez. Tu remercieras petite Suzanne et petite Henriette de leurs bons souhaits et tu les embrasseras bien fort pour moi. Moi la santé est à peu près bonne, je suis un peu grippé qui me fatigue un peu mais j’espère que ça ne sera rien. Beaucoup sont comme moi, c’est les temps, mais je crois que le temps va se remettre au sec. Ca sera beaucoup plus sain. J’espère que ma lettre vous trouvera tous en bonne santé. Je vais te mettre la lettre de mes parents et je te mettrai celle du nouvel an quand je l’aurai reçue.. Aussitôt que j’aurai reçu les 10f annoncés je te le ferai savoir et le poulet. J’espère le recevoir. Tu me demandes si les permissions seront finies au mois de février, je l’espère, et si il y en d’autres certainement qu’elles devront recommencer au mois de février.
Ma chère Margot, j’espère qu’à l’avenir que tu n’auras plus les mêmes idées et que tu te creuseras pas la tête pour des choses passées depuis des années. Tu sais que je t’aime beaucoup et bien moi maintenant tu me donnes des ennuis pour un bon moment parce que je saurais toujours que tu te rends malheureuse que tu es, et que tu ne devrais pas le faire. Maintenant, tu me dirais je m’ennuie plus, et bien je ne pourrais pas te croire. Moi, maintenant je dois me représenter toute espèce de chose, que tous les jours soit le commis te rend malheureuse, ou alors autre chose. J’ai reçu une lettre de ce fameux Léon, alors déjà par sa lettre je dois bien voir qu’il te rend malheureuse à s a façon de causer. Je vais te mettre sa lettre et je lui répondrai d’ici quelques jours.
Ma chère Petite Margot, j’attendrai demain une lettre plus gaie que tes trois dernières.
Je termine en t’embrassant mille de tout mon cœur ainsi que petite Suzanne et Henriette.
Ton petit bonhomme qui t’aime cependant de tout son cœur et qui voudrait te savoir plus heureuse
E. Vallet
Encore mille bons baisers
(Verticalement sur le recto)
Ma chère Petite, je puis te dire que je ne fais aucun cas de la lettre de ce moineau alors toi tu devrais en faire autant, et malgré que tu me dirais que tu en fais autant, je ne pourrais pas le croire maintenant