20 janvier 1916

Publié le par Alain

Le 20 janvier 1916

 

Ma chère Margot

 

En réponse à ta lettre du 17 je ne suis pas surpris pour ton envoi à (…) à Pelletier, généralement il envoie sa vente que deux ou trois jours après l'envoi ; tu me donneras probablement le résultat demain. Nous comme tu dis nous avons toujours du travail en masse, mais nous sommes mieux de travailler bien fort que d'être en tranchée. Plus tard si on revient on se reposera.

Nous trouvons à peu près ce qu'il nous faut dans le pays, des œufs et de la salade, c'est ce que je mange en partie tous les jours. Tu me demandes si j'ai toujours de la réserve d'argent. J'en suis pas bien embarrassé, il me reste 10 francs de réserve, ce n'est pas heureux de rester sans, surtout que si l'on vient à se déplacer on est bien malheureux de ne pas avoir de sou. Madame Sellier va être heureuse de voir son mari. Tu me demandes si j'ai récrit chez moi depuis mon retour, j'ai écrit quelques jours après mon arrivée et j'ai eu une réponse pas longtemps après, ils ne me disent pas grand chose.

Ma chère Margot, tu me demandes si ça va bientôt finir : nous en savons pas grand chose malheureusement. Je pense que ce sera encore bien long, que je retournerai en permission avant et que je reviendrai, tu me demandes des choses que je ne puis te dire. Enfin vivons toujours sur l'espérance. Ma chère Margot je termine en t'embrassant mille fois de tout mon cœur ainsi que petit Suzanne et Henriette

 

Ton mari qui t'aime pour la vie.

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Publié dans blogduboucher

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