09 février 1916

Publié le par Alain

Mercredi 9 février 1916

 

Chère Margot

 

Hier je n’avais pas de lettre aujourd’hui j’en ai deux, une de toi et d’Henri, très heureux pour lui de le savoir en permission et qu’il soit allé te voir tous les deux. Naturellement ça du te faire grand plaisir, c’est embêtant que ce soit si peu long mais il vaut mieux cela que rien du moins on a vu la famille. Tu me diras si il y a été question de Chenonceaux, je leur demanderai également à tous deux, certainement qu’ils en auront parlé. Quant à moi pour retourner ça peut demander un mois ou deux, pour l’instant ce ne serait pas agréable, le voyage me serait bien dur, car en ce moment-ci je suis bien fatigué depuis ma vaccination, je m’en ressens surtout aujourd’hui, j’ai eu une peine épouvantable. J’ai également un peu mal à la gorge, je ne peux pas manger, je bois du lait. Ne te tourmentes pas ça sera peut être rien, c’est bien juste si je puis me monter sur les jambes. Je continue mon travail qui n’est pas bien dur en ce moment, ci ça va pas mieux je ferai le nécessaire. Maa chère Margot à demain le plaisir de te lire je termine en t’embrassant mille fois de tout mon cœur ainsi que les enfants. Ton mari qui t’aime pour la vie.


E. Vallet

Embrasse tes parents et grand-mère Rousseau

A demain

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Publié dans blogduboucher

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