29 février 1916

Publié le par Alain

Mardi 29 février 1916

 

Ma chère Margot

 

En réponse à ta lettre du 27 toujours très heureux de vous savoir tous en parfaite santé. Moi ça va très bien aussi pour le moment. Nous sommes toujours ici peut-être que nous partirons que dans 4 ou 5 jours ça sera toujours cela de plus. Tu diras petite Suzanne que si elle était mon capitaine qu’elle me donnerait un permission tout de suite dis lui que son petit papa lui dit d’attendre encore un petit moment. J’espère que ça viendra aussitôt la reprise de 3ème permission. Je crois que Madame Massacre pourra attendre aussi, c’est fort rare qu’il soit le 17 à Athée, il y a bien des chances que je serai des 1ers à partir. Ca m’étonne beaucoup que tu n’ais pas reçu ma lettre t’annonçant que j’ai reçu ta montre. Le lendemain que tu l’as annoncée, jusqu’à ce moment, elle va très bien, c’est ma fois très commode pour nous, c’est plutôt une chose indispensable. Alors à Nitray ça change encore de cuisinière espérons que celle-ci sera plus gentille et que t’en sera plus heureuse, à la Bussière il y en aurait pas des moutons, peut-être dans le lot il y en aurait quelques uns de bons.

J’ai reçu une lettre d’Adolphine aujourd’hui en même temps que la tienne elle me dit qu’elle a été très heureuse d’aller te voir et qu’elle a trouvé les petites bien changées, qu’elle est très contente d’avoir de mes nouvelles elle me dit aussi que si je retourne en permission de passer par Paris que ça lui ferait un grand plaisir de me voir. D’Henri je n’ai rien reçu, ni  de Chenonceaux, peut-être ces jours-ci. Tu me parles de la visite de santé je n’y suis pas allé je ne sais même pas si j’irais (enfin de toute façon il y a bien des chances que ton instrument te revienne comme il est parti de la dernière permission). Tu reçois mes lettres également régulièrement mais comme je t’ai déjà dit tu ne seras pas surprise que tu seras deux jours sans recevoir et le lendemain tu en auras deux dans la même ces postes ont été changé et c’est ce qui a causé mon retard. Tu m’enverras un colis quand tu voudras, si je suis encore ici Monsieur Madame Courquin et Yvonne en profiteront tu as du recevoir la carte d’Yvonne.

            Ma chère amie, je crois que j’ai assez causé pour ce soir j’attendrai demain le plaisir de te lire et de te répondre. Ton mari qui t’aime et qui t’embrasse mille fois de tout mon cœur.

E. Vallet

Embrasses fort Petite Suzanne et Henriette pour son petit Papa et également le Papa la Maman Vincent et grand-mère Rousseau.

Que devient-il le Papa Vincent va-t-il toujours de mieux suit-il toujours bien son régime convenablement je l’espère. Dis moi cela dans ta prochaine missive.

Les amitiés de la part de Monsieur et Madame Courquin et d’Yvonne.

Encore mille bons baisers

J’espère que j’ai causé longuement, suite sur le coté

 Si c’était écrit en grosses lettres ça représenterait 4 pages comme celle-ci. A demain

Publicité

Publié dans blogduboucher

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article