08 juillet 1915
Le 8 juillet 1915
Ma chère Margot
En réponse à ta lettre du 29 heureux de vos savoir en bonne santé moi ça va bien aussi, j’ai aussi la lettre de l’acheteur de ma moto je m’aperçois que c’est un bourreur de crane c’est que des boniments qu’il raconte, comme il raconte que l’on lui en a offert une du même genre, ce n’est pas vrai, c’est pour essayer de faire baisser la, c'est-à-dire pour baisser le prix mais il ne faut pas que tu te déranges si il la veut il viendra la voir et si ça lui plait il la prendra et surtout argent comptant et pas de moins de 300f, si elle lui plait il la prendra tout aussi bien pour 330f comme pour 300 la même chose. Mais surtout lui conduire nulle part. Voilà plusieurs fois que je te dis que j’avais reçu ton mandat et ta lettre du 24.
Ma pauvre Marguerite je ne vois pas grand-chose à te dire si ce n’est que je suis toujours avec Massacre et le gendre au Père Drux. Le soir on passe une heure ensemble avant d’aller s’allonger sur la paille. Il est (…) qu’il va y avoir des permissions de 4 jours, tu peux penser qu’il y aurait même qu’un jour que j’irai. Maintenant ce n’est pas officiel, si en tout cas ils donnent des permissions ça ne veux pas dire que ce sera fini de sitôt. Il est vrai que ça n’empêche pas les opérations.
Alors tu vois, apprêtes toi à me préparer un déjeuner et un bon pour mon arrivée. En attendant ce jour là qui serait si désiré je termine en t’embrassant mille fois de tout mon cœur ainsi que les enfants. Ton mari qui t’aime pour la vie.
E. Vallet
A bientôt le plaisir de te lire