10 juillet 1915

Publié le par Alain

Le 10 juillet 1915

 

Ma chère Marguerite

 

Je suis très heureux de te faire connaître que je vais de mieux en mieux j’espère être complètement rétabli pour ma permission si longtemps désirée j’espère que ce sera proche maintenant

Je fais réponse à ta lettre du 3 en retard et en même temps celle du 6 je suis content que tu ais vendu ma moto mais il aurait pu la payer 30f de plus enfin tu as fais pour le mieux. Je pense que tu ne lui as  pas dit qu’il y a une autre selle, elle est chez Arnault, elle avait besoin d’une petite réparation mais c’est une selle qui vaut 50 francs, si il la réclame il l’aura pas je la garde, certainement que si je reviens de la guerre, comme je l’espère, j’en trouverai une autre. Je suis content que ton commis soit devenu plus gentil. J’aurai bien l’attraper (…) longtemps avant, ça ne lui a fait que du bien.

Pour les permissions pour la reproduction il ne faut pas qu’il compte la dessus, nous en avons assez de deux, et nous ferons tout notre possible pour ne pas en avoir trois. Qu’en penses tu.

Ne te tourmente pas pour le (…) ils ne peuvent pas nous envoyer ailleurs, car ils ont trop besoin de nous.

Ma chère Margot en attendant le plaisir de te causer et de t’embrasser de vive voix je termine en t’embrassant mille fois de tout mon cœur ainsi que les deux petites Suzanne et Henriette que je serai si heureux de pouvoir également embrasser de vive voix.

Espérons d’ici peu.

Ton mari qui t’aime pour la vie.

 

E. Vallet

 

A bientôt mais écoute je n’ai plus de sous il m’en faudrait pour faire mon voyage

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Publié dans blogduboucher

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