03 novembre 1915
Mercredi 3 novembre 1915
Ma chère Margot
Je viens de recevoir tes deux lettres 30 et 31, je suis bien ennuyé que les eux petites soient malades, n’oublie pas surtout de me donner des nouvelles tous les jours. Enfin j’espère que tu ne me cache rien que si elles étaient bien malades tu me le dirais mais tu dois penser que je ne sais quoi penser, maintenant écoute je pense que tu ne me cache rien, je suis persuadé aussi j’en suis plus tranquille, j’espère demain avoir de meilleures nouvelles. C’est probablement à Athée comme ici les mauvais temps, des temps de brouillard et pluvieux qui sont cause à des maladies, j’espère une guérison complète d’ici peu, en ne les laissant pas sortir. Et toi fais bien attention à toi car tout cela va te donner un surcroît de travail. Moi heureusement la santé est très bonne en ce moment ci et j’espère que ma lettre vous trouve de même du moins je voudrais qu’elle vous trouve tous de même. Pour petite Suzanne aurait peut être fallu qu’elle soit purgée, ça se pourrait que ce soit le changement de saison qui l’aura rendue malade, j’espère que ce ne sera rien. Ma chère Margot comme tu dis à cette époque voilà (…) ans c’était la vie plus gaie qu’à l’heure actuelle, nous ne pensions pas à la guerre ni à être séparés si longtemps l’un de l’autre, enfin j’espère d’ici peu me rapprocher de toi, passer six jours ce n’est pas long mais nous fera un grand plaisir nous serons je l’espère pas si longtemps séparés nous serons pas un an sans se voir. J’ai reçu ton petit colis en même temps que ta lettre du 31 et 30 je te remercie beaucoup un petit fromage un petit saucisson et 3 petits rillons ma chère Margot je voudrais être à 10h1/2 pour avoir des nouvelles. Je termine en t’embrassant mille fois de tout mon cœur ainsi que les deux petites mignonnes. Ton petit mari qui t’aime de tout son cœur et pour la vie.
E. Vallet