07 novembre 1915

Publié le par Alain

Dimanche 7 novembre 1915

 

Ma chère Marguerite

 

J’ai été très heureux de recevoir ta lettre du 2 car je t’assure que je n’ai pas été heureux pendant deux jours sachant les deux petites malades je ne savais quoi penser j’aurai eu simplement deux mots pour me donner des nouvelles ce n’aurait pas été la même chose mais je prévois que ce n’est pas de ta faute , c’est comme moi tu vas être deux jours sans recevoir je n’ai pas pu t’écrire nous nous sommes déployés de pas très loin mais moi la santé est très bonne et j’espère que cette lettre te trouvera de même, je te répète ta lettre du 2 m’a fait grand plaisir certainement qu’elle était longue pour récompenser celle du 1er que tu n’avais pas eu le temps de faire. Comme je t’avais dit, j’ai reçu également les 5f et hier tes deux lettres du 3 et 4 et le mandat de 10f je te remercie beaucoup. Pour l’affaire de  Faucher (Foucher ?) je ne veux pas lui en parler comme tu dis c’est notre avantage d’être bien avec lui. J’espère le voir d’ici peu et la Baronne aussi. Sûrement quand il est libre il n’est pas si franc et pense pour lui, du temps que j’étais là, nous nous arrangions tout de même. Ma chère Marguerite je pense que Robin doit être parti en permission. Tout au moins il est prêt de partir, moi je ne sais quand j’irai. Je t e le ferai savoir aussitôt fixé. Ma chère amie le courrier va partir tout à l’heure, je continuerai après, mais tu recevras un jour plus tard. En attendant le plaisir de te lire bientôt je termine en t’embrassant mille fois de tout mon cœur ainsi que les deux petites mignonnes et j’espère que cette lettre les trouvera guéries toutes les deux.

Ton petit mari qui t’aime pour la vie.

 

E. Vallet

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