05 mai 1916

Publié le par Alain

Le 5 mai 1916

 

Ma chère Margot

 

En réponse à ta lettre du 2 mai, tes lettres viennent très bien très heureux de vous savoir tous en parfaite santé moi ça va très bien, la charcuterie marche en masse, je ne serai pas plus malheureux que de faire l’abattoir beaucoup de travail mais je n’ai pas de quartier si lourd à porter. Je croie que ça continuera maintenant, ne m’envoies plus de colis que de temps en temps quelques paquets de tabac, je croie que nous serons pas longtemps maintenant peut être que quelques jours et heureusement tu pourras m’envoyer de l’argent comme par le passé j’aime mieux en avoir un peu d’avance si c’est possible, je peux me trouver à en avoir besoin. Surtout ne m’envois plus aucune viande. En effet Mr (Pi…) est avec nous, mais je n’ai pas eu le temps d’aller le voir, peut être que Mr Egal est par ici, enfin je ne puis te causer comme je voudrais car c’est trop scabreux. En effet toujours beaucoup de mort dans le pays  je regarderai au cimetière s’il ne serait pas ici. Paul Ardion à quel régiment était-il. Comme je t’ai déjà dit hier j’ai bien reçu ton colis contenant artichaut fromage beurre un paquet de tabac, ne m’envoie pas de langue de bœuf, je te remercie de ta bonne idée mais je t’ai dit la cause.

Ma chère margot en attendant ce soir le plaisir de te lire je termine en t’embrassant mille fois de tout mon cœur ainsi que ces petites Suzanne et Henriette.

Ton petit mari qui t’aime pour la vie

 

E. Vallet

 

Embrasse tes parents et grand-mère Rousseau

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Publié dans blogduboucher

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