27 juin 1916

Publié le par Alain

Le 27 juin 1916

 

Ma chère Margot

 

Je ne t’ai pas écrit hier, je commence à être reposé de mon voyage maintenant espérons que le prochain sera définitif du moins il faut espérer la santé est bonne et désire qu’elle en soit de même de votre côté. Je crois que nous resterons définitivement au parc à bétails alors il n’y a pas lieu de se tourmenter.

J’espère avoir de tes nouvelles aujourd’hui. Je ne sais pas s’il fait à Athée comme ici mais il fait de drôle de temps des temps orageux tous les jours de la pluie et en faudrait pas pour les vignes. Ni les céréales espérons que ça ne va pas continuer.

Je vais faire un petit mot à Cormery pour leur annoncer mon arrivée. Je pense que tu ne vas pas trop t’ennuyer que veux tu il faut reprendre son ancienne vie.

Tu me diras si Léon a fini de rentrer son bois. J’espère qu’il aura le courage de le faire maintenant fais bien attention à ce qu’il ne laisse pas perdre les têtes de bœuf  aussitôt la bête morte lui faire couper et la rentrer dans le garde-manger de façon à ce qu’elle ne soit pas aux mouches. S’il ne l’emploie pas elle sera facile à envoyer au pot au feu. Ecoute je ne vois pas grand chose à te dire, j’attendrai tantôt le plaisir de te lire et de te faire réponse.

Je termine en t’embrassant mille fois de tout mon cœur ainsi que petite Suzanne et Henriette.

Ton mari qui t’aime pour la vie.

E. Vallet

Embrasse bien le papa et la maman Vincent, grand mère Rousseau. Mes amitiés à leur commis

Bien le bonjour à Monsieur et Madame (papier déchiré à cet endroit)

Mes grands remerciements

Encore mille bons baisers

 

 

 

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