28 juin 1916

Publié le par Alain

Le 28 juin 1916

 

Ma chère Margot

 

En réponse à ta lettre du 23 et samedi 26 très heureux de vous savoir en bonne santé moi ça va aussi j’espère que cette vous trouve tous de même, j’ai reçu ta lettre du 23 pas cachetée tu as dû certainement oublier de la cacheter heureusement qu’il n’y avait pas grand chose dessus. Pour nous rendre l’autre jour nous avons trouvé les autobus (?) alors nous avons profité de l’occasion et très heureux surtout après un si long voyage enfin tout va pour le mieux c’est une veine.

Pour mon couteau tu peux le conserver d’abord c’est trop lourd dans les poches pour l’instant j’aurai assez du petit alors ce ne sera pas utile de l’envoyer ni médaille non plus j’ai les deux elle était dans mon porte-monnaie. J’ai bien pensé que les petites auraient pleuré de ne pas me voir le samedi matin mais pour ces petites gens là c’est l’effet de quelques heures et c’est passé. Soyons donc fait à notre vie et vivons en se tourmentant le moins possible et certainement nous arriverons à un but.

Ça ne durera pas toujours. Pour ton bœuf ça ne sera pas trop mal vendu tout de même tu ne perdras pas ni sur le veau. J’espère que tu n’en perdras pas. Maintenant j’espère que tu devras recevoir tous les jours.

Oui si tu veux acheter un lapin et me faire des rillettes avec moitié cochon ça me fera plaisir.

Ma chère Margot je ne vois pas grand chose à te dire aujourd’hui je n’ai pas eu le temps d’écrire à d’autres depuis que je suis arrivé. Nous travaillons beaucoup pour le moment.

Ton mari qui t’aime pour la vie et t’embrasse bien fort.

E. Vallet

Embrasse les deux petites et tes parents.

Au revoir et à demain.

Bons baisers.

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Publié dans blogduboucher

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