06 juillet 1916
Le 6 juillet 1916
Ma chère Margot
En réponse à ta lettre certainement du 3 tu n’as pas mis la date mais hier j’avais celle du 2, très heureux d’avoir de vos bonnes nouvelles la santé est très bonne. Très heureux que tu reçoives régulièrement, comme je l’ai dit hier j’ai reçu ton colis contenant un pot de beurre fromage qui me fait grand plaisir.
En effet, je vois que les amours de la famille Martin avec L éon prend de l’extension écoute à mon point de vue ça ne durera qu’un temps. Ca va trop bien pour que ça dure si longtemps : il y a une fin à tout. Certainement qu’il doit leur raconter tout ce qu’il fait c’est une chose inévitable. Ils sont jeunes ils ne connaissent pas les conséquences de la vie. Maintenant les parents sont plutôt bêtes. Enfin si nous pouvions le conserver jusqu’à mon retour ce serait le principal. Ma chère Margot je t’écris à la charcuterie. Je me trouve plus tôt fermer. Je t’écrirai plus longuement demain. Ton petit mari qui t’aime et t’embrasse mille fois de tout son cœur ainsi que les enfants.
E. Vallet
A demain encore mille bons baisers.