08 juillet 1916
Le 8 juillet 1916
Ma chère Margot
En réponse à ta lettre du 4 et celle du 5 tu m’excuseras il m’a été impossible de t’écrire hier et aujourd’hui ce serait bien la même chose mais je prends mon temps malgré beaucoup de travail que nous avons à faire, heureux de vous savoir tous en bonne santé moi ça va aussi. Heureux de savoir que les moutons ne se trouvent pas achetés trop cher car ça t’aurait fait une grande perte, enfin malgré le temps orageux la semaine n’aura pas été trop mauvaise. Pour les anglais très heureux qu’ils soient revenus te voir du moins je m’en tourmente pas beaucoup maintenant le mois prochain ils reviendront te voir encore plus vite les autres ont l’air de marcher aussi, nous avons besoin de cela maintenant, ce qui est très désagréable c’est qu’il fait des temps abominables tous les jours. Des temps comme en plein hiver de l’eau tous les jours et des grands vents en un mot des temps abominables. J’espère qu’il fait meilleur à Athée. Maintenant pour passer l’hiver avec toi à Athée je ne crois pas que ce soit bien sûr enfin espérons le tout de même. Je serais heureux d’avoir la photo j’estime que le photographe a eu le temps de les faire surtout qu’ils sont payés d’avance c’est peut être pour cela qu’ils se pressent moins vite. Je serais moi aussi très heureux de l’avoir espérons ces jours ci enfin j’attends tous les jours .je serais très heureux d’avoir le résultat de la vache à Daire je ne crois pas qu’elle sera bien bonne espérons qu’elle ne te coûtera pas trop cher maintenant tu penseras à la vache à Brianne.
Ca te fait trois bêtes espérons qu’elles te gagneront ta vie.
Ma chère petite Margot on m’appelle au travail je suis donc obligé de te quitter.
Ton petit mari qui t’aime et t’embrasse mille fois de tout son cœur ainsi que les enfants. Embrasse tes parents
E. Vallet
A demain le plaisir de te lire.