25 juillet 1916

Publié le par Alain

Le 25 juillet 1916

 

En réponse à ta lettre du 22 tu me dis que tu as fait apporter une bouteille à Léon je te l’avais défendu dans ma lettre du 22 ce n’est pas utile  parce que je me porte bien comme je te l’ai dit si j’avais besoin je te le ferai savoir ce n’est pas ce que tu peux m’envoyer qui  peut me donner beaucoup de force quand je serai revenu ça reviendra , si tu ne l’as pas envoyé ne l’envoies pas  prends la pour toi ça te fera plus de bien tu en as peut être plus besoin que moi. Je crois que Gontois part en permission demain je lui donnerai peut être un petit colis. Nous sommes pas plus exposés où nous allons que si nous allions à Chalons.

Que veux tu nous avons beaucoup de travail mais il faut le faire vaut mieux souffrir du travail que de se faire casser la figure. J’ai reçu une carte d’Henri il me dit qu’il est toujours à Chalons et s’attend à partir.

Je serai très heureux de savoir le résultat de ton bœuf demain, j’espère que ta semaine aura été satisfaisante. Tu me dis que tu as vu les Anglais hier en parlant du 18 écoute ça me tourmente guère car j’en étais bien sûr nous en avons assez de deux je t’avais dit à mon départ de ne pas te tourmenter à ce point de vue là.

Tu me dis que je dois avoir grand chaud, écoute c’est bien la saison nous ne travaillons pas au soleil nous avons un abattoir et à la gare dans les wagons il y fait plus froid qu’en plein hiver, nous y restons le moins possible.

Je crois que la vache que Léon à Galicher coûtera plus cher que celle de Brianne.

Enfin si elle vaut l’argent c’est le principal.

Ma chère Margot en attendant demain le plaisir de te lire je termine en t’embrassant mille fois de tout mon cœur ainsi que les enfants. Ton mari qui t’aime pour la vie.

 

E.Vallet

Publicité

Publié dans blogduboucher

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article