24 juillet 1916
Le 24 juillet 1916
Ma chère Margot
Hier je t’ai mis qu’une simple carte car je n’ai pas eu beaucoup de temps je compense aujourd’hui par une très longue lettre je te réponds à ta lettre du 20 reçue hier et du 21 reçue aujourd’hui j’espère que tu es complètement guérie de tes maux de tête moi ça va. Pour ton voyage de Tours ça t’a été un voyage de plus une fatigue pour rien vaut peut être mieux d’envoyer à Paris on est toujours sûr que le tout sera vendu en envoyant à la Villette, il y a moins de gens et ce sera aussi bien vendu surtout le bœuf. Pour Laroix il a deux boutiques, je ne sais pas si celle de St (papier brûlé) marche en ce moment si c’est son père qui mène cela, et certainement qu’il doit être à la guerre lui aussi certainement qu’il doit faire marcher que celle de la (…). Je suis heureux de savoir que la vache à Suzanne pèse 580 kg je pensais bien 550 ça te fera une bonne semaine si t’avais la chance qu’à Paris ça marchera ça te ferait un bon travail. Je vois que c’est à Athée comme ici il fait également une chaleur terrible .Tu me demandes pourquoi qu’il part moins de permissionnaires c’est parce que dans toutes les formations le pourcentage est plus élevé que dans les régiments alors voilà la raison.
En effet notre photo est bien c’est bien nous deux ça me fait grand plaisir de l’avoir. Tu me dis que je dois être bien fatigué nous sommes tous pareils on est pas toujours bien disposé. Enfin espérons que nous aurons une fin. Ma chère Margot je ne veux pas que tu demandes rien au pharmacien la santé est bonne c’est le principal. Ne te tourmente pas tant cela à ce point de vue là, si je me sentais d’avoir besoin de quelque chose je te le ferai savoir. Reste tranquille pour le moment ne te tourmente pas tant cela je pense bien à me soigner si j’étais malade. J’ai (papier brûlé) une lettre de la tante Vincent il me demande si ça me ferait plaisir qu’il m’envoie un colis. Je m’en vais leur dire que si ça doit leur faire plaisir, à moi ça me fera toujours plaisir à la guerre on refuse rien. Je n’ai plus guère grand chose à te dire pour le moment j’attendrai demain le plaisir de te lire et de te faire réponse. Ton mari qui t’aime et t’embrasse mille fois de tout cœur ainsi que les enfants.
E. Vallet
Embrasse le Papa la Maman Vincent et grand mère Rousseau