12 mars 1917
Le 12 mars 1917
Ma chère Margot
Deux mots seulement car je n’avais qu’une seule carte je trouve estra ordinaire que tu ne reçoives pas mes lettres cependant je t’écris presque tous les jours.
Moi la santé est très bonne pour le moment et très heureux de vous savoir tous de même. Je reçois tous tes lettres tu vois ta carte est datée du 10 et nous sommes le 12 il est plutôt impossible d’aller mieux que cela.
Je te répète je ne comprend pas que tu ne reçoive pas les miennes espéront que tu as des nouvelles maintenant. Tu me disait sur ta lettre du 8 qu’il fesait un temps abominable à Athée je te garantie que de notre coté il en est de même il pleut tous les jours c’est dégoutant j’espère que la fin du mois sera plus beau.
Quatre départ de la 77ème Comp. Tous du parc à bétail, ont été séparé quelques uns sont restés à la 77ème, d’autres à la 79ème et à la 80ème, à la 80ème nous sommes un dizaine.
Milon qui été en permission comme moi a été versé à la 80ème avec (…) et dans la même escouade.
Sa fait plus plaisir que d’être avec des gens que l’ont ne connaît pas.
Ma chère petite Margot, je n’ose pas te causer longuement parce que tu ne reçois pas mes lettres aussitôt que tu m’annonceras la réception de mes lettres je te causerai plus longuement.
Ton petit mari qui t’aime pour la vie et qui t’embrasse bien fort ainsi que les enfants.
E. Vallet
Embrasse le Papa la Maman Vincent et grand-mère Rousseau