05 août 1917
Le 5 août 1917
Ma chère Margot
En réponse à ta lettre du 3 heureux de vous savoir tous en bonne santé moi sa va bien pour le moment. Je suis plus heureux que tu m’apprenne que vous trouvez du mieux à la jument de jour en jour, mais il ne faut pas oublier de lui bruller la chaire au fure et à mesure qu’elle pousse, de façont à ce que le genoux ne lui reste gros. Pour les permissions elles ne sont pas suspendues, je compte partir vers samedi prochain pour arriver dimanche comme d’abitude s’il n’y a pas de changement car tu sais je crois que nous ne tarderons pas à monter en ligne.
Espérons que j’aurai le bonheur d’aller te voir avant. Je sui vert le 11ème à partir et il en part des fois 2 (…) suivant 4 ou 5. Comme demain lundi il en partira qu’un alors ce n’est pas à compter, c’est pourquoi je compte partir guère avant samedi comme je peu partir vendredi et toujours je répète si elles ne sont pas suspendues, comme ça pourrait bien arriver.
Pour le Comte je croit qu’il pourra ce mettre une ceinture pour avoir une permission exceptionnelle parce que le colonel n’en donne plus guère à moint d’un décès. Je ne croit pas qu’il puis réussir. J’ai reçu en même temps que ta lettre ton mandat de 30f. Je te remercie beaucoup car j’en avait bientôt plus et s’en faire de dépense inutile. Tou est t’ellement chère qu’une pièce de 5f est vivement partie. Le vin nous le payons pas si chère qu’allieur 1f40 le litre c’est encore assez, nous trouvons des conserves à la Coopérative, ous pouvons trouver en partie trouver à peu près ce que nous voulons.
Je sui toujours avec Milon et nous mangeon ensemble.
Ce n’est pas utile de m’envoyer ma cravate et mon eau de quinine car je pense aller chercher tous cela et le rapporter moi-même.
Ma Petite Margot en attendant demain le plaisir de te lire et bien le plaisir de t’embrasser de vive voix, je termine en t’embrassant milles fois de tous mon cœur ainsi que les enfants.
Ton mari qui t’aime pour la vie.
E. Vallet
Embrasse le Papa et la Maman vincent et la grand-mère Rousseau.