05 septembre 1917
Le 5 septembre 1917
Bien Chère Margot
En réponse à ta lettre du 31 heureux de vous savoir en bonne santé moi elle est bonne pour le moment et désir quelle vous trouve tous de même. Notre correspondance va reprendre régulièrement je pense à l’arrivée de ma lettre tu auras vu la visite de monsieur massacre avec son colis.
Peu être bien que j’ai oubliai de timbrer la lettre à Fonteneau nous avons tellement l’abitude de timbrer les lettres que ce n’est pas étonnant. Enfin s’il te dis que tu peu te servire de la jument il y a du bon. Sa te fera un grand d’esennui de moint. Pour ton bœuf si tu n’as pas perdu tant mieux que j’en avais grand peur moi aussi. Oui Madame Poitou m’avais bien dit qu’elle ne pouvais pas te compter ton bœuf de moint de 28 sou qu’il lui coutais 36 sa ne te fera pas grand-chose à gagner desu avec aumoint 1 sou par livre de frais qui te fait à toi 29 sous pour le revendre 28 avec le peu de perte comme il y en a toujours ce n’est pas du beau travail mais puis qu’il est impossible de faire autrement il faut marcher comme cela.
Quand est verrons nous arriver la fin de cette triste guerre.
Maitre Morin a tuer un bœuf ce n’est pas étonnant il est à même à trouver ce qu’il veut rien ne lui empêche et s’il fourni deux maison en suplément de la sienne il peu travailler les femme qui lui prenne sa marchandise ce n’est peu être pas la même chose elle sont comme toi elle ne doivent pas en mêtre beaucoup de coté. De cette façon il est forcer de gagner de l’argent. Enfint que veut tu qu’il en profite pour nous il faut penser qu’a la fin de l a guerre plus tard nous verrons si je ramène mes abatis comme je le pense. Je ne vois guère grand-chose à te dire aujourd’hui j’attendrai demain le plaisir de te lire et de te réponse. Ton mari qui t’aime et t’embrasse milles fois de tous cœur.
E. Vallet
Nous somme à Chasnay nous devons monter en ligne d’ici quelque jour pour attaquer au fort de Mal Maison