14 octobre 1917
Le 14 octobre 1917
Ma chère Margot
En réponse à ta lettre du 12 heureux de vous savoir en bonne santé, tous ce n’est pas le mot malheureusement puisque le Papa est toujour mal portant et une triste saison pour lui qui arrive.
Il faut pas penser à une guérison prompte car la maladie est trop grave. Enfint espérons tous de même il faut vivre avec espoir. C’est bien embétant que tu ne reçoive pas mieux mes lettres je t’écris tous les jours. Mais d’ici quelques jours il ne faudra pas que tu te trouve surprise si tu ne reçoit rien, car certainement les courriers ne marcherons plus pour nous, nous pensons monter d’ici quelques jours. J’ai reçut une lettre de Cormery me disant qu’elle avait reçut la mienne je ne tarderai pas à leur écrire elle me dit que sa mère est plus mal, je pense qu’elle aussi le temp devient bien mauvais pour elle, enfint cette pauvre femme elle serait plus heureuse morte car ce n’est pas une vie. Il faudrait peu être pas que je dirai cela à sa fille, mais enfint je pense qu’elle a aucune existence, maintenant.
Ma chère Margot en attendant demain de te lire plus longuement je termine en t’embrassant milles fois de tous mon cœur ainsi que les enfants.
EV