28 janvier 1918

Publié le par Alain

Le 28 Janvier 1918

 

Bien Chère petite margot

 

En réponse à tes lettres reçut aujourd’hui datée du 24 heureux de te savoir en bonne santé pour moi sa va mais demain je vois l’obligence d’aller au dantisse pour me faire arracher une ou deux dengts car depuis mon retour de Paris j’en souffre toujours et de plus en plus, alors demain je ferait faire cette opération si c’est possible. Je pense qu’à l’arrivée de ma lettres tu auras reçut les miennes car je t’écris presque tous les jours. Les jours que je ne t’écris pas je te les mensionnes.

Je toujours jamais rien reçut de Henri Landré, n’y de Cormery, sa sera peu être pour demain.

Tu me dis qu’à Athée il fait un temp de printemp ici aussi, ce n’est vraiment pas un temp de saison, enfint ont plus heureux par des temp comme cela que les temps derniers qui fesait des temps abominables.

Alors sur ce que je vois le Papa ne va pas du tout ce que vous devez être fatiguée toute les deux. Je le vois bien malade ce pauvre homme, quel vie tout même.

Sur ce que je vois Ruffin travail toujour pour la repopulation, je lui en souhaite.

Inutile de m’envoyer mon passe montagne si j’en ai besoint je te le ferait savoir.

Tu m’enverras mon mois comme d’abitude.

Quand je récrirai à Cormery pas avant d’avoir reçut une réponse de ma dernière lettre je leur parlerai de notre voyage.

Ma chère Petite Margot en attendant demain le plaisir de te lire et de te faire réponse je termine en t’embrassant milles fois du plus profond de mon cœur ainsi que les deux petite Suzanne et Henriette.

Ton petit mari qui t’aime pour la vie.

 

E. Vallet

 

Embrasse bien fort et (…) Papa Vincent et la maman ainsi que la grand-mère

Encore mille bons baisers.

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