27 janvier 1918 Henri

Publié le par Alain

Le 27 Janvier 1918

 

Chère Marguerite

 

Il m’a fallu attendre mon dimanche pour avoir un petit moment de libre. Malheureusement on ne fait pas toujours ce que l’on veut sans quoi ce serai trop joli. La guerre touche à sa fin et nous pourrons réaliser nos désirs d’une façon plus concrète. Nous l’avons bien méritée depuis le temps que nous l’attendons.

Voici plusieurs messages que je reçois et à aucun je ne vous ai répondu. Je m’en veux, et je vous demande d’être indulgente. Dimanche dernier je suis allé à Paris et j’ai pu m’entretenir longuement avec Adolphine du court séjour que vous avez passé auprèt d’elle.

Je fus heureux lorsque pour la première fois j’ai appris votre arrivée. Il est bien regrettable que je ne l’ai pas su plus tôt sans quoi j’aurai fait l’impossible pour venir. Ce n’est que partie remise, à notre permission.

Edouard a partagé ce bonheur de courte durée, il m’en a exprimé la joie. Il aurait fallu une quinzaine au moins. Mais que vous voulez-vous nous en revenont à ce que je disais plus haut. Tout le monde fur ravi c’est l’essentiel. Nous en recauserons plus longuement lorsque nous serons ensemble.

La santé d’Adolphine dénote les premiers symptomes que nous avons bien travaillés. Nous croyons ne pas nous tromper. Mais nous gardons nos réserves malgré tout, car le fruit n’est pas assez mur pour ce prononcer avec certitude. Est-ce un poupon ou un état de santé précaire, nous ne savons pas. Nos pronostiques vont pour le premier. Nous espérons ne pas nous tromper. Bien vite la permission que nous soyons réunis pour quelques jours. Dans l’espoir que la santé de votre Papa est envoie de rétablissement. Je termine ma chère Marguerite en vous assurant de ma sincère affection.

Votre frère qui vous embrasse detout cœur et n’oublie pas Suzanne et Henriette

Mes meilleures amitiés à votre Papa et à votre Maman, sans oublier la grand  mère Rousseau. Bonne santé à tout.

 

Henri Vallet sergent, 5ème génie Cie 113 à Marsannay la cote par Perrigny les Dijon, Côte d’Or.

Mettez bien sergent car il a à cette Cie un autre Henri Vallet

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Publié dans blogduboucher

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