20 février 1918

Publié le par Alain

Le 20 Février 1918

 

Bien Chère Margot

 

Hiert je n’ai pu t’écrire aussi aujourd’hui je te fais réponse à tes deux lettres du 16 et du 17 c’est vraiment malheureux que le Papa Vincent soit toujour si malade car s’en cela sa marcherais assez bien naturellement en te donnant beaucoup de mal, mais c’est la notre vie actuel, quand ont arrive à de bons résulta sa va encore mais il survient toujours quelques chose.

Moi la santé est assez bonne pour le moment je sui comme toi très souvent des meauxde t^te c’est peu être la saison qui produit cela.

Enfint ce n’est rien alors les permission sa marche, il en part un tous les jours, alors moi il ne faut guère comter avant le 17 au 20 de Mars, pour l’instant, maintenant je le bonheur de te faire connaître que nous devons redecendre au repot du coté de Ménil ou nous étions avant, alors peu être que les permissionnaire seront doubler je le supose.

Alors ne soit pas surprise si tu est encore 3 ou 4 jours s’en nouvelles.

Je pense que c’est deux mots te trouverons en parfaite santé, ainsi que les enfants ici pour le moment les aprét midi je me dis qu’il ferait si bon en permission, mais malheureusement il y a encore loingt, nous auront probablement que des grand vent et de la pluie, espérons tous de même le contraire.

Je revient à ce pauvre Papa Vincentje ne croit pas qu’il vive longtemp dans l’état qu’il se trouve il y a que les nrefs qui le tienne, il vaudrait mieux mourire que devenir dans un état comme cela, mais son heur n’est pas arrivée es je sui loingt de lui souhaiter car je risquerai ma vie pour pouvoir le rétablire si c’étais possible, mais rien pouvoir faire, c’est donc un grand suplice pour tous (…) en particulier pour cette pauvre maman ;

Ma chère Petite Margot il nous faut vivre dans ce grand tourment jusqu'à la fin, il nous faut du courage jusqu’au bout et moi il nous faut espérer qu’il n’y aura jamais une balle n’y un obus pour moi et que je reviendrai à toi sein et sauf aprét peu être plus de 4 années de souffrance.

Je termine bien Chère Margot en t’embrassant milles fois de tous mon cœur ainsi que le Papa et la Maman et les enfants, en attendant avec impatience que je puis le faire moi-même.

Ton mari qui t’aime pour la vie.

 

E. Vallet

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