05 mai 1918
Le 5 Mai 1918
Bien Chère Margot
En réponse à ta lettre du 2 très heureux d’apprendre que tu as eu la visite du petit camarade, dumoint sa te fera des nouvelles plus fraiche surtout que se sera par parole aulieu de par écrit je suis heureux de vous savoir en bonne santé. Il y a que ce pauvre malheureux Père Vincent qui est toujours très mal. Depuis le départ du petit camarade nous fesons que de marcher tu peu croire que jusqu’ici j’ai souffère de la marche, aussi je suis rudement fatiguer les jambes ne peuvent plus me porter, je croit que nous avons plus qu’une étape de 25km pour arriver au point terminus. Nous voudrions bien y être arriver moi les jambes ne veulent plus me porter, aussi je vais marcher sans sac. Tu seras bien plusieurs jours s’en recevoir mais étant tellement fatiguer le soir à l’arrivée que je n’avais pas la force d’écrire n’y à toi n’y à personne, voilà 3 lettres que je reçoit d’Adolphine s’en que je fasse réponse je n’ai pas répondu à cormery non plus n’y à Chenonceaux n’y à René n’y à Henri.
Je tacherai de leur écrire aussitôt notre arrivée.
J’ai conserver une chemise elle est très belle et toute neuve, je l’ai mise une fois mais si ont monte en ligne, je la remettrai sur moi pour qu’elle ne soit pas perdue.
Car sa serait bien domage.
Ma Petite Margot je t’acherai de pouvoir t’écrire ce soir si je souffre pas par trop, je termine en t’embrassant milles fois de tous mon cœur ainsi que les enfants.
Ton mari qui pense bien à toi et t’aime pour la vie.
E. Vallet