08 mai 1918
Le 8 mai 1918
Bien Chère Petite Margot
Enfint cette fois ci nous voila arriver au point terminusse, mais tu peu me croire pas s’en fatigue, mais j’ai beaucoup souffert à la marche nous en avons fait dix kil, aussi je te garanti que ce n’est pas la graisse qui m’étouffe je croit jamais j’ai été si maigre, anfint cela n’est rien, nous prenons les lignes ce soir, mais inutile de te tourmenter sa n’avance à rien. Je pênse que nous aurons notre couirrier régulièrement, je t’acherais de t’écrire tous les jours.
(…) que nous voyagons je ne c’est comment j’ai écrit j’étais tellement fatigué que je n’avais pas la force de t’écrire, nous montons certainement pour aumoint 20 jours, c’est pour (…) un secteur, il a l’air assez tranqu’il vivement 20 jours plus vieux.
Tu seras bien aimable de m’envoyer un colis pour que je puisse avoir quelques chose à manger en ligne, depuis que nous marchons, je te jure que je ne c’est ce qu’il ma nourrit.
Maintenant la Popotte est finie, ils mange tous à la roulante.
Voila 2 jours que je n’est pas de nouvelles j’espère en avoir ce soir.
Le Petit camarade va rentrer juste pour monter en ligne.
Pour ma chemise je l’ai mise sur moi parceque j’ai peur qu’elle me soit prise, elle est très belle.
Quand je décendrai des lignes je la ferai laver et je l’emporterai si je part en permission. Je commence à trouver le temp rudement longt, j’ai très souvent le cafare. Enfint il nous faut du courage.
Ma chère Petite Margot j’espère avoir le bonheur de te lire ce soir et de te répondre aussitôt maintenant je te répète je ferait mon possible pour t’écrire tous les jours.
Ton Petit mari qui t’aime et t’embrasse du plus profond de son cœur ainsi que les enfants.
E. Vallet
Embrasse le pauvre Papa Vincent il est toujours dans une triste position, je le reverais peu être pas, la pauvre Maman doit être rudement fatiguée.
Enfint c’est notre vie.
Encore milles bons baisers.