28 mai 1918
Les lignes le 28 Mai 1918
Bien Chère Margot
Deux mots seulement je trouve très drole de ne pas avoir de lettre depuis trois jours, comment ce fait t-il. Je ne sais quoi penser cependant tu dois avoir de mes nouvelles tous les jours, car je n’oublie pas de t’écrire tous les jours.
Aujourd’hui pas encore de nouvelle pour la dépèche je n’y compte plus maintenant le colonel n’a certainement pas voulu la signer, moi je ne peu jamais rien obtenir, sa ne change pas les abitudes, je vois qu’il me faudra attendre ma permission, mais d’ici la j’ai le temps d’être blessé plusieurs fois.
Qu’elle vie quand même, depuis 4 ans, et ne pas voir de fin.
Je commence à en avoir assez sérieusement. Si seulement quand on demande une petite faveur ont pourrait l’obtenir sa vous rendrer plus courajeux.
Sa peu encore arriver, mais Hélas ! je n’y compte pas et toi n’y compte pas non plus.
Ma chère Petite Margot je pense que ta santé est meilleur mais je m’ennuie beaucoup de ne pas avoir de nouvelle, il me faut attendre toute la nuit et jusqu’à demain soir 4h alors tu vois.
Envoi moi un colis de temp en temp car ici c’est très utile.
Ton Petit Mari qui t’aime et t’embrasse milles fois de tous son cœur ainsi que les Enfants.
E. Vallet
Embrasse les Parents pour moi.