02 juin 1918

Publié le par Alain

Les lignes le 2 Juin 1918

 

Bien Chère Margot

 

C’est avec grande douleurs et grande peine que j’ai reçut ta dépèche m’annonçant que ce Pauvre papa étais si gravement malade et plus grande douleurs encore reçut ta deuxième m’annonçant la mort.

Mais peine ce (…) à ta première dépèche, je fais ma demande de permission aussitôt le 26, j’obtiens avis favorable partout le 29 je reçois la réponse que les permissions étaient de nouveau suspendue, grande déception. Au soir je reçoit la deuxième, si douloureuse si pénible pour moi, je retourne immédiatement faire une autre demande, pour cette dernière je pensais malgrét tous obtenir et partir le 30 pour accompagner ce pauvre père à sa dernière demeure. Le soir même les Boches ont attaquer il a fallut immédiatement partir faire son devoir, alors tu vois ma pauvre enfant, si j’avais le cœur gros, mais il me fallait du courage, aussi j’en ai aussi, cependant où je te fais c’est deux mots je suis dans un triste coint, mais je me défendrai avec beaucoup de courage et je pense remonter sin et sauf d’ici un ou deux jours.

Et aussitôt remonter, j’espère que l’ont m’enverra aussitôt faire mes adieu si cruelle, à ce pauvre Père, qui avec beaucoup de malheur je ne reverrai plus.

Je pense que vous l’avez embrassez tous pour moi du plus profond du cœur. J’irai faire mes derniers adieu sue sa tombe à ce pauvre malheureux parce que j’aurai pas l’honneur de le voir avant qu’il soit en terre.

Ma Pauvre Marguerite embrasse de tous cœur cette maman et présente lui mes grand regret innoubliable. Embrasse bien aussi c’est deux petite Mignonne de Suzanne et Henriette, que ce pauvre Papa aimer tant, elle ont eu chère petite Mignonne avoir de grosse peine aussi, lui qui aimer tant ces deux petites filles.

A notre grand regret à tous, un regret innoubliable.

Ton Petit Mari qui t’aime et t’embrasse bien fort, ainsi que cette pauvre maman et nos deux petites filles.

 

E. Vallet

 

Embrasse la grand mère.

 

Je ferait mon devoir jusqu’au bout, et j’espère que d’ici quelques jours je serait parmi vous.

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